La communauté Bahá’íe, en collaboration avec plusieurs partenaires institutionnels et religieux de la RDC, dont l’Union des jeunes des confessions religieuses (UJECO) a organisé, ce samedi 8 février 2025, la deuxième édition de l’espace sur la conversation sur la relation entre l’humain et l’environnement. Un sujet qui nécessite en effet les efforts dans l’assainissement des milieux de vie pour ainsi promouvoir un mode de vie sain et responsable, gage d’un développement durable de la RDC.
La gestion des déchets et la préservation de l’environnement représentent des défis majeurs pour la République démocratique du Congo (RDC). C’est un enjeu de santé publique dans ce pays où les infrastructures de gestion des déchets sont insuffisantes pour faire face à la quantité croissante de détritus produits quotidiennement, estimée à 13 mille tonnes par jour pour la seule ville de Kinshasa, à en croire M. Alain Nzamba, pour le compte de l’Hôtel de Ville de la capitale congolaise. Les déchets s’accumulent dans les rues et les décharges à ciel ouvert, exposant ainsi les populations à des risques sanitaires majeurs et compromettant la qualité de vie des communautés.
Cette situation, qui affecte également l’économie locale et le potentiel touristique de certaines régions, a mis en lumière l’urgence d’agir pour un environnement plus sain et plus sûr. Voilà pourquoi il était question, lors de cette édition, de renforcer les efforts déjà engagés et de proposer des solutions concrètes pour améliorer la salubrité des quartiers et villages. « Il est essentiel que chaque acteur, qu’il soit individu, communauté ou institution, prenne conscience de sa responsabilité dans la préservation de notre environnement », a déclaré M. Christian K. Lupemba, l’Officier permanent du Bureau des Affaires extérieures Baha’i.
L’objectif général poursuivi lors de cette conversation était de réfléchir aux moyens d’améliorer la salubrité des milieux de vie tout en explorant les principes et pratiques qui peuvent contribuer à un modèle de société durable. Pour y parvenir, plusieurs objectifs spécifiques ont été définis : proposer un narratif inspirant, voyant les déchets plutôt comme une ressource à réutiliser ; encourager une attitude de gestion efficiente dans des familles pour le bien-être collectif, dans le respect des pratiques respectueuses de l’environnement, ainsi que la sensibilisation des décideurs tant administratifs, législatifs que judiciaires sur la salubrité et la protection de l’environnement, essentielles à la survie de l’humanité.
La rencontre a adopté un format de conversation interactive, structurée autour de quatre questions clés : le cadre d’actions pour l’engagement des familles avec Me. Parfait Didier Kabongo, Conseiller en charge d’Assainissement de la Ministre d’Etat à l’Environnement et Développement durable ; les modèles d’actions intégrables au quotidien avec Mme Candice Wengi, partageant son expérience à la tête d’un groupe de femmes pour l’assainissement du quartier urbano-rural de Kinsuka, à Kinshasa ; la collaboration entre les acteurs clés pour une gestion durable des déchets avec le Professeur Alain Temboua; enfin, M. Freddy Muyala a tablé son intervention sur les médias et la communication suggérant des outils à utiliser pour sensibiliser efficacement un large public et favoriser un changement de comportement.
Chaque question a été introduite par une présentation, suivie d’un échange enrichissant d’idées assorti de recommandations. « Nous allons continuer à élargir ce cercle de conversation pour inclure davantage d’acteurs et toucher un public plus large », a souligné Mme Rachel Kakudji, dans son mot de clôture.
Cette deuxième édition dont le mot d’ouverture a été prononcé par Me. Willy Masaka, Président des jeunes des confessions religieuses en RDC, a démontré que la collaboration entre les communautés, les institutions et les autorités est essentielle pour relever les défis environnementaux. En adoptant des comportements responsables et en valorisant les déchets comme une ressource, la RDC peut progresser vers un développement durable, respectueux de l’environnement et bénéfique pour toutes les générations futures.
Les participants sont repartis déterminés à mettre la main à la pâte, chacun dans son milieu de vie. La prochaine édition est prévue dans six mois.
Badinews