La République démocratique du Congo a fait entendre une voix forte au Forum économique Grèce–RDC 2025, organisé à Athènes, du 24 au 25 novembre courant. Au nom du Ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, la Directrice générale de l’ONAPAC, Mimy Monga, y a porté la vision congolaise devant les partenaires européens. Mission assumée avec assurance, confirmant sa place croissante dans l’architecture agricole Congolaise. Déjà , sans conteste, cette dame pétrie dans un moule du leadership s’est imposée en quelques deux ans comme l’une des actrices majeures de la relance du café et du cacao en RDC.

À Athènes, Mimy Monga a mis en lumière les réformes engagées à l’ONAPAC ainsi que la dynamique nouvelle qu’elle impulse : modernisation institutionnelle, meilleure gouvernance statistique, renforcement de la traçabilité et ouverture accrue vers les marchés étrangers.
Le message lui transmis par le Ministre d’État a rappelé l’orientation stratégique du gouvernement : faire passer l’économie congolaise d’une dépendance minière à une croissance tirée par l’agriculture. Comme argumentaire, elle a évoqué l’immense potentiel du pays — 80 millions d’hectares arables, un climat favorable aux cultures de rente, une demande intérieure et régionale en expansion — mais aussi les défis persistants, tels que la faible mécanisation, le coût des importations alimentaires ou encore l’insuffisance des infrastructures de transformation.
Dans cette perspective, le Ministre de tutelle lance un appel clair aux partenaires grecs en vue d’investir dans la transformation locale, fournir des technologies agricoles modernes, accompagner la mise à niveau des unités de production et participer à un partenariat véritablement mutuellement bénéfique.
Devant les participants, Mimy Monga a retracé l’évolution du secteur café–cacao congolais : son âge d’or, son effondrement après les crises politiques, puis son redémarrage récent. Elle a rappelé que le pays, autrefois exportateur de plus de 100.000 tonnes de café, avait perdu l’essentiel de ses plantations, avant d’amorcer aujourd’hui une renaissance portée par les réformes structurelles. Les chiffres illustrent cette relance : les exportations de café ont triplé en cinq ans et celles du cacao se sont multipliées par huit, tandis que des produits identitaires comme le café Robusta dit Petit Kwilu gagnent une reconnaissance internationale.
Elle a également mis en avant la digitalisation croissante du secteur, désormais essentielle pour garantir transparence, compétitivité et traçabilité, ainsi que l’importance de valoriser le récit économique congolais afin de renforcer la confiance des partenaires européens. Son intervention énergique a confirmé son rôle pivot dans la diplomatie agricole du pays et sa capacité à fédérer investisseurs et institutions autour de projets concrets.
En clôturant son allocution, la DG Mimy Monga a lancé un appel direct aux investisseurs : rejoindre la RDC dans la construction de chaînes de valeur intégrées — de la production à l’exportation — au moment où le pays accélère sa transition agricole. Cette position rejoint pleinement la vision du Ministre d’État, qui défend une agriculture moderne, ambitieuse et créatrice d’emplois.

Le Forum d’Athènes marque ainsi une étape décisive pour le rapprochement économique entre la RDC et la Grèce. L’événement a permis non seulement de présenter les opportunités agricoles du Congo, mais aussi de montrer que ce grand pays au cœur de l’Afrique dispose de leaders capables de transformer son potentiel en véritable moteur de développement.
Badinews


