Les cadres du Comité Syndical des Cadres (COSYCA) de l’Office National des Produits Agricoles du Congo (ONAPAC) prennent leurs distances vis-à-vis de la contestation initiée par certains de leurs collègues contre les arrêtés signés le 1er décembre 2025 par le ministre d’État, Muhindo Nzangi.

Dans une correspondance adressée au ministre de tutelle — avec copie au Président de la République, au Premier ministre, au ministre du Travail et à l’Inspection provinciale du Travail dans le ressort de Limete, comme dans celle adressée à la Directrice générale de l’ONAPAC, Jean Epalima, Willy Mikobi et Djat Watal, respectivement Trésorier, 1er et 2e Conseiller du COSYCA, dénoncent « un vice de procédure flagrant » et affirment ne pas avoir été consultés.
« Nous avons été surpris d’apprendre, le 25 novembre 2025, via les réseaux sociaux, l’existence d’une lettre adressée à la Directrice générale de l’ONAPAC au nom du COSYCA, sans aucune concertation préalable », écrivent-ils.
Les signataires rappellent d’ailleurs qu’une réunion avait eu lieu le 1er décembre 2025 entre les cadres et l’employeur, au cours de laquelle ils avaient formellement dénoncé cette démarche unilatérale.
« Nous avons marqué notre désaccord et les concernés en avaient pris acte », soulignent-ils.
S’adressant au ministre de l’Agriculture et à la Directrice générale de l’Office national des Produits Agricoles du Congo, ils martèlent : « Toute démarche menée de manière isolée par certains camarades, sans associer l’ensemble du bureau du COSYCA — composé de cinq directeurs — est nulle et non avenue. »
Pour mémoire, les arrêtés du ministre Muhindo Nzangi concernent la permutation de plusieurs cadres de l’ONAPAC. Une mesure que certains tentent de contester, visiblement désireux de se maintenir indéfiniment dans leurs postes, « comme s’il s’agissait de fiefs personnels », souligne-t-on dans l’entourage du dossier.
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